Crowhurst :: Hindouisme dépravé // Pre post-apocalypse
// Sexe, poison, céleste.
Ninika :: Krautnoise // Amour et astreinte // Couleurs.
Ehnahre :: Ailleurs // Quelque chose // Attend.
Wheels within wheels - The Six Months of the Northern Course of the Sun :: BM lvx OrigΔmi - Memories :: Time travel // Electro Minimale // Pays des Merveilles
Crowhurst va être produit en tape (ltd.) chez Chondritic Sounds
Ninika va sortir en tape très bientôt sur NoVisible Scars
Ehnahre est à venir en CD limité chez Crucial Blast
Wheels within wheels est réédité chez EEE
OrigΔmi se trouve chez Disaro
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mardi 14 août 2012
A bunch of blackness
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samedi 19 mai 2012
Huoratron - Cryptocracy
Huoratron, vous connaissez sûrement déjà, mais remettons les pendules à l’heure pour les pauvres hères qui ne sont pas dans ce cas.
Huoratron ça déboule à 100 à l'heure des routes gelées de Finlande.
Huoratron c'est Aku Raski.
Huoratron c'est de l'electro.
Huoratron c'est chiptune.
Huoratron c'est chez le même label que Crystal Castles.
Huoratron c'est lui.
Huoratron c'est ça.
Pigé ?
Ici on mélange sans aucun état d'âme du son dubstep bien lourd, gras, grossier, avec des beats electro sales, mid-tempo sans oublier les rythmiques un peu dance façon Justice.
Sauf que là, Justice se serait sacrément dopé aux amphet' et nous aurait concocté - au lieu d'un nouvel album à chier - un joli cocktail molotov'. L'alcool, le bad trip, l'adrénaline, les éclats de verre dans la tronche, le subwoofer qui explose, on est pile dedans ! Huoratron c'est une bombe à retardement. On est par contre en droit de se demander si la mèche ne serait pas mouillée..
Ue chose marrante, c'est qu'au delà de tous ces côtés rentre-dedans, on touche à la minimal. Les beats sont plutôt dépouillés - mais aussi trop peu organiques.
J'ai esquissé une pensée à Necro Deathmort en écoutant, pour le mid-tempo cradoc, ainsi qu'à Bare, dans cette optique "scie sauteuse musicale"...
En gros c'est un sale mix (dirty comme on dit), un Igorrr qui aurait su rester soft - et c'est là tout le problème.
Le schmilblick monte, descend, c'est mixé à la machette pour un rendu hardcore 8-bit.
C'est cool, ouais, c'est crade, ouais, c'est provoc, bof, un peu.
Mais derrière, il y a quoi ? En vérité, pas grand chose. C'est ce type de groupes qui sait très bien faire une ou deux chansons choc, entrainante, mais très rapidement, on tourne en rond. Les sonorités ne sont pas assez variées, la carte de l'originalité pas assez osée, et du coup on se retrouve avec un truc qui se voudrait spécial et incisif sauf que non. Qui plus est on a plus cette délicatesse que j'affectionne tant dans la house... si le bonhomme est frustré de la douceur, autant qu'il aille faire de la hardtek, là ce sera déjà plus assumé.
Bref, dans le genre, on trouve bien mieux (vous en aurez peut-être dans les chroniques à venir si vous vous tenez bien) et là, on doit le dire, finir l'album est proche de la torture - surtout lorsque l'on a plein de nouvelles choses à écouter à côté.
Du potentiel, un bon groove, c'est plutôt sympa, mais on est loin du massacre-dance-floor auquel je m'attendais. Déception quand tu nous tiens...
Si vous avez envie de perdre un peu votre temps, c'est toujours drôle et c'est ici
Pour acheter si vous n'êtes pas du même goût que moi
Huoratron ça déboule à 100 à l'heure des routes gelées de Finlande.
Huoratron c'est Aku Raski.
Huoratron c'est de l'electro.
Huoratron c'est chiptune.
Huoratron c'est chez le même label que Crystal Castles.
Huoratron c'est lui.
Huoratron c'est ça.
Pigé ?
Ici on mélange sans aucun état d'âme du son dubstep bien lourd, gras, grossier, avec des beats electro sales, mid-tempo sans oublier les rythmiques un peu dance façon Justice.
Sauf que là, Justice se serait sacrément dopé aux amphet' et nous aurait concocté - au lieu d'un nouvel album à chier - un joli cocktail molotov'. L'alcool, le bad trip, l'adrénaline, les éclats de verre dans la tronche, le subwoofer qui explose, on est pile dedans ! Huoratron c'est une bombe à retardement. On est par contre en droit de se demander si la mèche ne serait pas mouillée..
Ue chose marrante, c'est qu'au delà de tous ces côtés rentre-dedans, on touche à la minimal. Les beats sont plutôt dépouillés - mais aussi trop peu organiques.
J'ai esquissé une pensée à Necro Deathmort en écoutant, pour le mid-tempo cradoc, ainsi qu'à Bare, dans cette optique "scie sauteuse musicale"...
En gros c'est un sale mix (dirty comme on dit), un Igorrr qui aurait su rester soft - et c'est là tout le problème.
Le schmilblick monte, descend, c'est mixé à la machette pour un rendu hardcore 8-bit.
C'est cool, ouais, c'est crade, ouais, c'est provoc, bof, un peu.
Mais derrière, il y a quoi ? En vérité, pas grand chose. C'est ce type de groupes qui sait très bien faire une ou deux chansons choc, entrainante, mais très rapidement, on tourne en rond. Les sonorités ne sont pas assez variées, la carte de l'originalité pas assez osée, et du coup on se retrouve avec un truc qui se voudrait spécial et incisif sauf que non. Qui plus est on a plus cette délicatesse que j'affectionne tant dans la house... si le bonhomme est frustré de la douceur, autant qu'il aille faire de la hardtek, là ce sera déjà plus assumé.
Bref, dans le genre, on trouve bien mieux (vous en aurez peut-être dans les chroniques à venir si vous vous tenez bien) et là, on doit le dire, finir l'album est proche de la torture - surtout lorsque l'on a plein de nouvelles choses à écouter à côté.
Du potentiel, un bon groove, c'est plutôt sympa, mais on est loin du massacre-dance-floor auquel je m'attendais. Déception quand tu nous tiens...
Si vous avez envie de perdre un peu votre temps, c'est toujours drôle et c'est ici
Pour acheter si vous n'êtes pas du même goût que moi
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dimanche 19 février 2012
HTRK - Work (work, work)
HTRK (prononcez "Hate Rock"), groupe aux guitares shoegaze-noisy-j'aime-My-Bloody-Valentine revient en 2011 avec ce titre - joli je vous l'accorde - "Work (work work)". Annoncé par un 12" qui a fait la joie de plus d'un, moi compris, on s'attaque donc ici au troisième opus. Attention! HTRK est un duo de survivants berlinois - non, ils n'ont pas connus la blitzkrieg mais leur bassiste s'est buté. Bon! Mais qu'est-ce qui nous est réservé ici ? Une surprise j'espère.
Et là justement, ça saute à l'oreille : pas de guitares ! Seulement de la minimal/house épurée, avec une basse bien ronde et de l'écho à fond les manettes.
Le chant me rappelle un peu celui du groupe de post-punk The City Kill (excellent d'ailleurs), et la sonorité... est très classique pour de la house... C'est tout juste nuageux et doux comme il faut (les oreilles sont à ménager!...) et so 80's. Trop 80's. On ne va pas redécouvrir le synthé en 2011 nom de Dieu. Anachronisme, uchronisme même, et HTRK n'en démord pas. Le fond, c'est raté. La forme ? Ma foi on s'emmerde, c'est éctoplasmique sans raison, c'est trip-hop parce que le trip-hop c'est cool, et puis après tout, on fait de la musique parce que c'est cool et qu'on s'emmerde. C'est ringard et prétentieux. Nihil novi sub sole... ça aurait été un album remix d'un album raté que j'aurais pas été étonné.
Hipster music - oui je suis aigri ! - inside.
Vous voulez de la bonne house ? Jetez plutôt une oreille sur Unison.
Si vous voulez acheter (...)
Dire que le LP est sold out... c'est désolant.
Et écouter (c'est le même lien)
Et là justement, ça saute à l'oreille : pas de guitares ! Seulement de la minimal/house épurée, avec une basse bien ronde et de l'écho à fond les manettes.
Le chant me rappelle un peu celui du groupe de post-punk The City Kill (excellent d'ailleurs), et la sonorité... est très classique pour de la house... C'est tout juste nuageux et doux comme il faut (les oreilles sont à ménager!...) et so 80's. Trop 80's. On ne va pas redécouvrir le synthé en 2011 nom de Dieu. Anachronisme, uchronisme même, et HTRK n'en démord pas. Le fond, c'est raté. La forme ? Ma foi on s'emmerde, c'est éctoplasmique sans raison, c'est trip-hop parce que le trip-hop c'est cool, et puis après tout, on fait de la musique parce que c'est cool et qu'on s'emmerde. C'est ringard et prétentieux. Nihil novi sub sole... ça aurait été un album remix d'un album raté que j'aurais pas été étonné.
Hipster music - oui je suis aigri ! - inside.
Vous voulez de la bonne house ? Jetez plutôt une oreille sur Unison.
Si vous voulez acheter (...)
Dire que le LP est sold out... c'est désolant.
Et écouter (c'est le même lien)
White Ring - A White Earth, This Time ?
White Ring, le miraculé de la scène Witch House, est de retour après un "Black Earth That Made Me" tristement amer. On se souvient de la froideur du canon de flingue sur "Ixc999", ou encore des cris désespérés "The ocean still lays, The gods still pay" sur "We Rot". Qu'en est-il des porteurs de flambeau de l'éléctro déchéante ?
Ce 12" qu'est Hey Hey, My My / Felt U est ma foi très différent des premiers travaux du groupe. Tout d'abord, la première piste. Audacieuse reprise de la chanson de Neil Youg, à grands coups de voix vaporeuse et de nappes épileptiques alternées avec des passages plus calmes agrémentés d'un piano discret.
WR aime jouer les contrastes... Mais les petites montées en puissance dans la chanson font mèche à chaque fois.
Quant à Felt U... Que dire de ce goût qu'il nous laisse ? La tristesse et la solitude hantent définitivement cette chanson. Les glitches à tout va et la batterie schizophrénique sont menés avec maestria, tandis que Kendra Malia lance des cris de toute beauté.
Si ce groupe trouve toute sa puissance sur scène, il n'en reste pas moins que ce 12" est un petit bijou que vous ne verrez pas passer. Felt U, sombre éclair, se terminera dans une telle béatitude que la première chanson repartira déjà, et vous prenez alors un second ticket pour le manège White Ring.
Vicieux mais délicieux.
Get it
Get a glance on it
Ce 12" qu'est Hey Hey, My My / Felt U est ma foi très différent des premiers travaux du groupe. Tout d'abord, la première piste. Audacieuse reprise de la chanson de Neil Youg, à grands coups de voix vaporeuse et de nappes épileptiques alternées avec des passages plus calmes agrémentés d'un piano discret.
WR aime jouer les contrastes... Mais les petites montées en puissance dans la chanson font mèche à chaque fois.
Quant à Felt U... Que dire de ce goût qu'il nous laisse ? La tristesse et la solitude hantent définitivement cette chanson. Les glitches à tout va et la batterie schizophrénique sont menés avec maestria, tandis que Kendra Malia lance des cris de toute beauté.
Si ce groupe trouve toute sa puissance sur scène, il n'en reste pas moins que ce 12" est un petit bijou que vous ne verrez pas passer. Felt U, sombre éclair, se terminera dans une telle béatitude que la première chanson repartira déjà, et vous prenez alors un second ticket pour le manège White Ring.
Vicieux mais délicieux.
Get it
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