Nox... Ce sacré Nox...
Pour continuer sur la lancée des productions de chez FrozenWing, voici donc l'autre sortie de l'homme aux manettes derrière Thul Okgha.
Dans cette tape, on avait eu le droit à du bon gros ritual ambient, mais qui restait super original, avec guitares, chant en native language (so hipster) et tout le tralala. Bref, un petit chef d’œuvre.
Voici donc entre mes mains Enigma, la toute belle...
Avec un artwork vraiment cool et aguichant. Classifié Thriller Dark Ambient - bien que mon iTunes ait décidé que ce soit des Chansons pour enfant. Tout un programme. Mais un programme savamment pensé ; comme si c'était la B.O. du bouquin The Book With No Name !
En effet, c'est totalement dingue, tout comme l'histoire de ce livre (renseignez-vous et vous verrez) et totalement... cohérent.
Des accents indus qui côtoient un genre de synth-pop acide et torturée. Les claviers comme autant de fantômes autour de vous. Il faut dire que niveau immersion, ça a son petit effet. On ne peut nier le côté ambient recrudescent, qui fait de Enigma une plongée dans les abysses. Mais il est tout aussi difficile de classifier cette descente. Tiens, descente, c'est le bon mot.
Un peu comme après un trip qui finit mal. La tête tout près des enceintes, parce qu'il devient très difficile de se concentrer. Mal au crâne. Alors on monte le son, et on écoute ce qu'il y a. En vingt-cinq minutes, la playlist "éclectisme" nous a gratifiée de musique amérindienne, d'une soundtrack de la Neuvième Porte par Wojciech Kilar, et d'un black atmo' de bonne facture.
Mais les gens passent autour de moi, aucune idée d'où je suis, ni qui est cet homme, à côté. Je crois qu'il me regarde. Il est étrangement flou. Surement les verres de whisky qui montent...
Le hip-hop se mélange au Kilar et au gin, et je me sens partir. Le temps que mon cerveau traite les sons que j'entends, la chanson d'après arrive déjà. Tout se mélange. La silhouette se lève. Quelque chose de noir, long, atterrit sur ma tête. Je ne me souviens pas de grand chose, mais je sais que mon crâne me fait souffrir.
Et que ce mélange de musiques m'est resté dans la tête. Vraiment pas mal, ce patchwork d'angoisses.
Vraiment pas mal du tout.
Très beau mix de styles, où Nox les fait se fondre dans un univers groovy, flippant, magique.
Un travail d'orfèvre - pour qui apprécie le Dark Ambient.
On achète et écoute ici
Et puis jetez-vous dessus, entretuez-vous pour chopper ce petit bijou, c'est la moindre des choses.
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vendredi 30 mars 2012
Nox - Enigma
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dimanche 19 février 2012
Nox - Thul Okgha
Le Dark Ambient, sous-genre maltraité et oublié à tord. Car du noir se forment parfois des joyaux... (non pas les Joyaux de la Princesse, je vous vois venir bande de chenapans).
Nox est un des - multiples - projets de... Nox. Passons sous silence le fait que cet homme est détestable et ne retenons que le fait qu'il est un véritable amérindien. Car c'est de cette source que Nox puise toute son occulte force.
Ici, basse groovy à fond, sons encore plus célestes qu'une pluie d'étoiles mortes, et incantations magiques en fond. Vous lance-t-il un sort à travers cette mystérieuse entité musicale ?...
Si c'est le cas, alors il a réussi son coup, car je suis bien sous le charme. Les percu' tribales sont du meilleur effet par dessus le dark ambient bien glauque, de même que l'usage du violoncelle distordu. C'est mixé avec raison, composé avec folie et ça pue vraiment la jungle mourante et étouffante. Pour autant c'est un beau voyage à travers un rite d'initiation. Nox ne se prive pas d'éléments sortis de toute part - comme la guitare presque orientale de "Luh'mi'nagh" ou le chant Black Metal de la chanson éponyme avec ses hallucinations noise - et d'une certaine magick pour nous plonger dans son délire shamane. Les airs se retiennent, se danseraient presque ("Una' Gash"), ça sort des tripes, c'est un festin empoisonné. Vraiment unique dans son genre. Amateurs d'expériences musicales et autres onéironautes, donnez-vous corps et âme à cette petite cassette qui saura sans mal vous porter vers de lointaines et improbables contrées.
On écoute et achète chez l'ami FWR
Nox est un des - multiples - projets de... Nox. Passons sous silence le fait que cet homme est détestable et ne retenons que le fait qu'il est un véritable amérindien. Car c'est de cette source que Nox puise toute son occulte force.
Ici, basse groovy à fond, sons encore plus célestes qu'une pluie d'étoiles mortes, et incantations magiques en fond. Vous lance-t-il un sort à travers cette mystérieuse entité musicale ?...
Si c'est le cas, alors il a réussi son coup, car je suis bien sous le charme. Les percu' tribales sont du meilleur effet par dessus le dark ambient bien glauque, de même que l'usage du violoncelle distordu. C'est mixé avec raison, composé avec folie et ça pue vraiment la jungle mourante et étouffante. Pour autant c'est un beau voyage à travers un rite d'initiation. Nox ne se prive pas d'éléments sortis de toute part - comme la guitare presque orientale de "Luh'mi'nagh" ou le chant Black Metal de la chanson éponyme avec ses hallucinations noise - et d'une certaine magick pour nous plonger dans son délire shamane. Les airs se retiennent, se danseraient presque ("Una' Gash"), ça sort des tripes, c'est un festin empoisonné. Vraiment unique dans son genre. Amateurs d'expériences musicales et autres onéironautes, donnez-vous corps et âme à cette petite cassette qui saura sans mal vous porter vers de lointaines et improbables contrées.
On écoute et achète chez l'ami FWR
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